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Quand l’ail pue… la mondialisation!

20 septembre 2010

Voilà un article fort intéressant dans Le Soleil ce matin: « L’ail du Québec, une denrée rare » Une fois de plus, Annie Morin, journaliste agro-alimentaire, frappe dans le mille avec un sujet captivant. Loin de moi l’idée de vouloir vous exposer les détails de l’article, -vous irez le lire n’est-ce pas? Mais j’y reviens en essayant de voir le sujet d’une manière plus globale.

Petit historique d’abord: au tournant des années 2000, l’ail chinois envahit nos épiceries. Le coût d’achat du produit chinois  est tellement bas que les grandes chaînes abandonnent les producteurs canadiens et la production d’ail en Ontario, principale province productrice d’ail chute de 80%! Comme souvent dans les grandes chaînes, la qualité importe peu, ce qui compte c’est le profit! L’ail canadien disparaît donc des tablettes de nos supermarchés et en même temps, bon nombre de producteurs. On est bien au courant pour la production manufacturière de l’incidence dramatique qu’a eu le dumping de produits chinois de piètre qualité mais extrêmement compétitifs en terme de prix. Des jeans « made in Canada » ? C’était il y a 20 ans! Mais curieusement, lorsqu’il s’agit de denrées alimentaires, c’est beaucoup plus méconnu. Pourtant, saviez-vous par exemple que tous les cornichons marinés vendus au Canada proviennent dorénavant de l’Inde?

Maintenant, en 2010, la production locale d’ail compte pour environ 5% de la consommation québécoise. Et les gourmets, lassés de la qualité médiocre de l’ail chinois peinent à trouver un produit de qualité. Oubliez les épiceries! Pour trouver de l’ail québécois, il vous faudra maintenant aller dans les marchés ou encore directement chez les producteurs. Et encore là, pour bon nombre d’eux, leur production est bien souvent déjà vendue à l’avance, parfois aussi tôt qu’en juillet.

Morale de cette histoire? Achetez local! Allez au Marché du Vieux-Port, aux kiosques de France Marcoux et Francine Pomerleau. Allez savourer leurs produits! Parce qu’on ne veut pas que la même chose arrive avec d’autres aliments, parce qu’on veut garder nos producteurs locaux. Parce qu’écologiquement, où est la logique de se nourrir avec des aliments produits à des milliers de kilomètres de chez nous? Et parce qu’une fois habitués à savourer le goût d’aliments bio et artisanaux, il est bien trop difficile de se contenter de la fadeur et de l’ennui des aliments industriels.

One Comment leave one →
  1. 21 septembre 2010 11:57

    Ça fait un bout que je n’achète plus d’ail chinois, ce truc indigeste.
    Oui, l’ail au MArché du Vieux-Port est franchement excellent, se garde assez longtemps et en plus, il est bio!

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