Aller au contenu principal

Un effet boeuf! (ou comment ne pas être capable de résister à un mauvais titre)

25 octobre 2010

L’automne est arrivé, avec ses matins froids et une irrésistible envie de rester bien au chaud, à mijoter des plats conforts. À part pour certains irréductibles, la saison du barbecue est maintenant officiellement terminée. Et pourtant, aujourd’hui, on a décidé de vous parler de boeuf, ingrédient mythique du BBQ s’il en est un. Incongru? Pas du tout! Le boeuf ne se résume pas à un T-Bone saisi sur le charbon. Il y a des millions de façons de l’apprêter et plus d’une d’entre elles conviennent à un repas d’hiver.

Lorsqu’on cherche dans la section boucherie de notre épicerie, les choix semblent plutôt limités: rôti de palette, rôti français, cubes et évidemment steaks. Ne serait-ce pas le temps d’essayer autre chose? Qu’est-ce qu’on peut faire avec la hampe, la souris, la macreuse, le mouvant, l’araignée ou encore le merlan? Ah, on voit des points d’interrogation! Est-ce qu’on parle vraiment de boeuf ici? Eh bien oui! En Amérique du Nord, le boeuf est réduit à quelques coupes standards et le reste finit en viande hachée. Pourtant en Europe, il y a une multitude de coupes toutes aussi variées les unes que les autres, destinées à mettre en valeur la viande. Oui, mais nous ne sommes pas en Europe nous direz-vous… Voici donc le moment de vous livrer notre secret (pas si secret que ça pour les amateurs de bonne bouffe à Québec), nos artisans du territoire de ce billet: Michelle Cyr et Mario Pilon de la ferme Eumatimi.

Lorsque la crise de la vache folle survient et que le prix du boeuf s’effondre. Mario et Michelle ne peuvent se résigner à vendre leurs bouvillons en bas du prix coûtant et cherchent une façon de rentabiliser leur labeur. Rapidement, la solution s’impose: avoir leur propre boucherie pour créer un lien direct avec les consommateurs et ainsi éliminer les intermédiaires. Et pour se démarquer davantage, ils font alors le choix d’aller vers les coupes européennes, créant ainsi un produit unique, recherché par les restaurateurs haut-de-gamme avec qui ils développent un contact privilégié. Après une certaine période avec un kiosque au Marché du Vieux-Port, ils emménagent dans leur propre boucherie, située au 241 Saint-Joseph Est.

Au Québec, moins de 15% du boeuf consommé est produit localement. Et ce boeuf local est principalement de la viande hachée, provenant des vaches de réforme, soit les vaches trop vieilles pour continuer la production laitière. Sinon, il arrive du reste du Canada, de l’Uruguay, de la Nouvelle-Zélande, etc. Si comme nous, vous trouvez ça complètement aberrant de consommer du boeuf provenant de l’hémisphère sud, c’est plus que le temps d’aller faire un tour sur la rue Saint-Joseph. Vos papilles et votre conscience vous en remercieront!

2 commentaires leave one →
  1. Samuel permalink
    25 octobre 2010 11:16

    Juste une correction, je crois que c’est au 241 St-Joseph 🙂 Bonne journée !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :