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Retour aux sources

7 mai 2011

Nous devons l’admettre sans plus de débat : nous sommes tombés dans le piège du blogeur inexpérimenté. C’était évident et pourtant nous avons cru que nous serions capables de passer au travers. Erreur. Comme tout éditorialiste en herbe, nous avons cru que nous serions capables de tenir le rythme. De mettre ce blog à jour régulièrement, d’écrire sans cesse des articles plus pertinents et enlevants les uns que les autres, de révolutionner le monde de la culture et de l’alimentation à notre petite échelle. Mais c’était sans tenir compte de nos emplois du temps respectifs, de nos changements de vie professionnelle, et d’un monde qui semble aller de plus en plus vite… L’actualité ne dérougit pas. Les catastrophes naturelles et autres révolutions s’enchainent à un rythme effréné au point de nous perdre complètement dans cette actualité débordante. Au point, presque, de nous amener à banaliser. Ne plus réagir parce que nous devenons saturés. Ne plus débattre parce que la cause semble perdue. Ne plus nous questionner parce qu’on nous dit quoi penser. Ne plus se battre parce qu’ils sont plus forts que nous.

De chroniqueurs convaincus, nous sommes passés à blogeurs du dimanche. Après tout, si on n’écrit pas, qui s’en rendra compte? Si on ne réagit pas, qui nous en voudra? Et finalement la réponse est évidente : c’est lui, c’est moi. Pouvoir se regarder dans la glace le matin, c’est se dire qu’on aura été jusqu’au bout. C’est continuer de croire, de penser, de s’exprimer. Ne pas sous-estimer la place qu’on occupe. Se battre pour ses convictions. Etre capable de se dire qu’on aura tout essayé. Défendre ce à quoi on croit n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Sinon, à quoi bon continuer?

Ici on parle de bouffe, d’environnement, de culture. Mais on parle avant toute chose de valeurs, de convictions, de mode de vie. Le Canada vient de prendre un virage très clair le 2 mai dernier. À nous de ne surtout pas lâcher. De continuer de dire ce que l’on pense même si la majorité semble avoir dit le contraire. Etre fidèles à nous-même, et faire changer les choses. Non pas par idéologie, mais parce qu’on en est vraiment capables.

Les artisans du territoire sont de retour pour parler de tous ceux qui, à leur échelle, changent notre monde.

2 commentaires leave one →
  1. sophie permalink
    7 mai 2011 2:41

    Intéressant ce billet sur le retour aux sources. J’aimerais vous parler afin de voir comment ou pourrait élargir nos réseaux et notre portée… Pouvez-vous me rejoindre par courriel?

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